Baptiste Caccia

« Je me dis souvent que je peins avec l'image. »

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Vous travaillez en ce moment à la réalisation d'une exposition qui se déroulera à Bruxelles, au sein de la galerie Super Dakota, et intitulée  T e imperfect cop. Comment se passent les préparatifs ? 

 

Je suis en avance et ça se passe bien. J'avais peur que ça se passe mal. Mais parce que j'ai un peu stressé. La dernière exposition que j'ai fait là-bas, c'était en janvier 2019.  Donc, ça va faire presque quatre ans. Il était prévu que j'expose à nouveau à la galerie l'an dernier, mais j'ai dit que j'étais pas prêt. Après, il y a eu le Covid et les choses ne se sont pas faites... Après l'exposition de 2019, je m'étais dit que j'allais vraiment m'amuser, que ça allait être beaucoup plus énervé. Je me disais : “ je vais faire des installations, faire des trucs de malade. Je vais faire des grosses peintures avec de la vidéo dedans. Je vais me prendre pour Baldessari, ça va être fou.” (rires) Finalement, je me suis calmé ! C'est à cette période que j'ai réalisé un dessin animé intitulé Laisse les danser. En préparant l’exposition à la galerie Super Dakota, je pensais que j'allais faire quelque chose autour de ce dessin animé justement. J’imaginais reprendre les images qui ont servi à le faire. L'idée était, au final, de les interpréter en peinture et de monter une exposition autour de ce thème là. Mais en fait, je me suis dit  qu'il fallait que je laisse le dessin animé à sa place, puisqu'il était à un endroit “autre” que les peintures. Si j’ai réalisé ce film, c’est justement parce que c'est quelque chose qui est complètement différent de ce que je fais d’ordinaire : c’est de l'ordre de l'intimité.

 

Ce dessin animé et sa réalisation semblent avoir été un moment charnière de votre pratique... Dites-nous en plus...

 

En gros, c'est un dessin animé qui est resté dans ma tête pendant très longtemps. Avant de le réaliser, je n’avais fait que quelques travaux vidéo, mais c'est la seule vidéo que j'ai aboutie. Pour la première fois, j’ai mis dans un travail des convictions intimes, personnelles, au sujet de la mort par exemple, mais pas que.. Plonger là dedans, ça m’a fait plonger dans des choses assez intimes. Quitte à effectuer cette plongée là, autant parler de tout ce qui m'entourait, comme par exemple de la mort mais également de choses qui pouvaient être plus banales, traditionnelles, comme de photos de fêtes entre amis. Somme toute des images très privées ou très banales. J'ai eu, soudainement, envie de parler de ce que je trouve précieux et simple.

Le but est-il de montrer que dans toute banalité il y a de l'intime ou  est ce que c'est plutôt d'orienter un regard pour créer de l'intimité ?

 

Je trouve que dans toute banalité, il y a de l'intime. Dans mes photographies, j'y vois forcément de l'intime parce qu'il y a mon regard qui s'est posé à un  moment donné. Je parle de photographie parce que c’est ce que j’utilise pour peindre. Comme les peintures, ces photos deviennent importantes du fait de les entreprendre et de faire de ces images des peintures. Il y a une relation puissante qui s'établit entre moi, la photo et la peinture. Tout cela prend une dimension très intime et plus forte que celle que je peux entretenir avec une simple image sur un papier, dans un téléphone ou sur un écran d'ordinateur. 

Pensez-vous que la mise en œuvre sacralise le sujet ? 

 

Non, je ne dirais pas sacraliser parce que c'est trop. Je trouve ça trop fort comme terme. En revanche je dirais que la mise en œuvre met en avant et présente. Je dirais que les moments représentés, ils sont importants ; pas sacrés. Et puis, ce moment, il peut aussi être représentatif de plusieurs autres moments, ou d'un groupe de sentiments... 

 

Lors de notre rencontre dans votre atelier,  nous avons beaucoup parlé de la stratifications de vos peintures. De ces multiples couches qui se superposent tout en étant finalement très autonomes les unes des autres...Est ce qu'il y a un lien entre ce travail par strates et la multiplicité de ces sentiments ? 

 

Mes peintures se composent de plusieurs couches. Il y a  l'image au début, puis il y a  l'image détériorée. Ensuite, la réinterprétation de cette image via des techniques de reproductions sérigraphiques et enfin la manipulation en tant que telle avec la peinture. L'objet fini, en tous cas, en devient plus sensible.

Finalement c'est la combinaison de processus qui s'accumulent par strates. De la prise de la photographie, donc de la captation d'un événement sensible jusqu'à l'œuvre finie, qui est le réceptacle de tous ces processus constitutifs.. 

 

Oui, tout à fait. Je me souviens avoir lu quelque chose qui disait que le cerveau est composé de strates et que l'image qui est tout en dessous, la dernière image, remonte toujours à la surface... Cette émotion peut traverser les couches. D’où la nécessité de la multiplication ou de la combinaison des couches, qui seule peut amener cette sensation, à ce moment de surgissement. 

 

Et c'est ce qui se passe dans vos peintures, au final. 

 

Oui, le résultat final fait qu'on sort de l'image. Il y a l'image, certes, mais on capte autre chose, et c'est ça qui catalyse l'émotion je dirais. C'est tout l'intérêt de travailler avec la photographie comme base, je trouve ! Le spectateur sait qu'il est face à quelque chose de mécanique, d'identifiable. Cette image finale, c'est une machine "qui l'a fabriquée" avec mon aide. Au final je crois qu'il en réchappe une espèce d'aura. Il y a un quelque chose de plus, et c'est ça que j'aime bien. Je ne sais pas si c'est prétentieux de dire ça, (rires) mais c'est comme si j'y insufflais un peu d'âme, un peu de vivant. 

 

Est ce que ce n'est pas le propre de l'acte artistique que d'insuffler cela ? Et la peinture dans tout ça ? 

 

Il y a longtemps, je faisais de la peinture abstraite. Au bout d'un moment, je me suis dit que c'était un peu daté, que je ne voyais pas l'issue de la peinture abstraite. Je n'avais pas non plus envie de faire de la peinture figurative parce que je n'étais pas un peintre figuratif. Ce n'est pas un truc qui me plaisait ou qui m'attirait. À ce moment-là, j'ai rencontré la sérigraphie et là, je me suis dit bingo ! De l'image pure, purement de la matière dans laquelle je peux entrer et que je peux manipuler. Il est vrai que je pourrais faire ça avec le numérique, mais il y a moins de possibilités qu'avec la sérigraphie. Là, je peux vraiment peindre avant, pendant et après. Et en fait, je me dis souvent que je peins avec l'image. Je ne prends pas une image, mais je peins vraiment avec l’image pour ce qu'elle est en tant que matière première. 

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Vous semblez montrer un réel attachement aux processus analogiques... 

 

Oui  ! Parce que dans cette technique de sérigraphie, il existe beaucoup de moyens mécaniques pour reproduire des images, les trames, les écrans de sérigraphie, le support de la toile qui est un traditionnel de la peinture… Dans l’analogique, ce qui m'intéresse, c'est que je peux intervenir absolument à tous les endroits du processus et ce en fonction de ce que je désire obtenir. Justement, il n'y a pas longtemps que j'ai commencé à me dire que l'image pouvait prendre du sens à tous les endroits de sa reproduction. Du coup, quand j'ai commencé à utiliser la sérigraphie, j'ai vraiment entrepris une sorte de recherche. Je me suis posé la question de ce qui était possible avec ce médium, de ce qui était envisageable pour vraiment me l'approprier comme une technique de peinture et pas seulement comme médium de reproduction. Je me suis rendu compte que c'était une technique incroyable. Il y a tellement de possibilités que oui, c'est une technique de peinture en soi. J’aime bien me dire que  je suis au croisement entre la photographie et la peinture et que  j'arrive à parler des deux simultanément. C'est comme si je me sentais dans un autre médium. 

 

De peintographie ? (rires)

 

Oui, peintographe c'est pas mal ! (rires) D’ailleurs j'ai beaucoup de références comme Rauschenberg. Pour moi, c'est un pur artiste de collage. Il utilise les photographies de scènes de vie quotidienne, d'objets, comme des motifs. Des motifs qui, ensemble, dans une esthétique particulière, vont pouvoir prétendre être une sorte de toile abstraite, mais dans laquelle se trouvent déjà des images. 

Cela me fait penser à la toile Magda, dans ces apparitions et ces effacements inscrits au cœur de la toile d'une scène de vie quotidienne...

 

Dans cette toile, j'ai investi une seule image. Ce n'est pas vraiment le contrepied de ce que fait Rauschenberg, mais ce n'est pas un motif, c'est une image à peindre. C'est plus une histoire de peindre avec l'image dans l'image et pour l'image que d'utiliser l'image à d'autres fins qu'elle-même. 

 

Cet attachement à la matière de l'image est paradoxale avec le fait que vous preniez des photos numériques...

 

La première raison à cela c'est que je suis un peu feignant. (rires) La seconde raison, c'est que j'ai déjà fait de l'argentique. J'ai déjà fait mes propres tirages, travaillé cette matière là et je trouve que dans le développement, dans la prise de vue photographique argentique, il y a déjà une vision. On a déjà une manipulation, des moyens, des outils pour arriver à ces phénomènes d'apparition qui me plaisent beaucoup. En fait, moi, ce que j'aime vraiment, c'est la spontanéité de l'apparition de ce que je vais prendre en photo.

« Je suis au croisement entre la photographie et la peinture. »

©Baptiste Caccia

L'instantanéité du numérique ?

 

Oui tout à fait, et puis il y a des questions plus logistiques, je n'ai pas toujours mon appareil photo sur moi, mais toujours mon téléphone...D’ailleurs, la photographie à la base de la toile Magda, c'est une image réalisée avec mon appareil photo numérique. La plupart des photos de base proviennent même de mon téléphone, en fait ! Justement, il y a quelque chose d’assez banal, d’assez simple dans ce genre de prise de vue et qui ne va pas orienter l'image. 

 

Et pourrait-on dire une universalité de ces images, connues de tous.tes ?

 

Oui, c’est peut être ça. En fait je crois qu'on s'identifie plus facilement à ces photographies là parce que les optiques d’appareils photo  des téléphones sont quasiment tous les mêmes. La manière dont on va prendre une photo fait que le cadrage, l'écran, le format, sont vraiment communs à n'importe quelle photo prise avec ce genre d’appareil.

 

En fait, une image du quotidien, et pas une image d'artiste. Parce que soyons honnêtes, on ne met pas un "œil" derrière toutes les photos que l'on prend au jour le jour ! La photographie du téléphone pose la question de l'accessibilité de la production d'images. En fait, je trouve que vous êtes véritablement dans la captation, non ? Ce qui n'était pas forcément le cas avec des procédés argentiques, par exemple. Les images étaient précieuses, on réfléchissait au moment qu'il y avait à prendre, on le pensait un peu comme une construction, alors qu'aujourd'hui, avec la possibilité de prendre des milliers d'images, on est purement dans le saisissement. Comment pensez-vous traduire cela dans l'exposition que vous préparez ? 

 

Avec une dynamique différente de celle des expos que j'avais faites précédemment, où tous les tableaux avaient la même taille. Plein de sujets différents mais de même taille, et c'est justement cela qui ne me ressemblait pas trop. Cela créait une relation entre les peintures, mais qui était établie avant tout par le format, lui-même défini par la taille des écrans de sérigraphie. Je me suis vite dit qu'en fonction des images que je travaillais, la taille pouvait, devait changer... Elle ne pouvait pas demeurer la même partout. D'ailleurs, c'est dur de faire des petits tableaux. Les grands tableaux, ça impressionne très vite parce que c'est gros, mais les petits tableaux, c'est compliqué. Et dans une exposition, c'est bien d'avoir une dynamique où plusieurs formats cohabitent.

Magda, Détail, ©Baptiste Caccia

Le processus est très important dans votre travail, et finalement la forme finale est le résultat de schémas de pensée, de processus mécaniques, d'un vrai travail plastique et qui est réflexif à chacune de ses étapes... C'est-à-dire qu'il y a des choses spécifiques, des sensibilités qui émergent et interviennent à des instants spécifiques de la création et qui font de l'œuvre finale ce qu'elle est. Pensez-vous que le spectateur perçoive cela ? Espérez vous qu'il le perçoive, d'ailleurs ?

 

J'ai l'impression que je donne des indices quand même. Pour être honnête, je n'attends rien du spectateur.  S'il voit les indices, tant mieux. Il y en a un peu partout, dans les titres, dans ce qui existe dans la toile. Après, il y a aussi des mensonges. Il y a des motifs récurrents qui vont revenir. Il y a plusieurs toiles avec des textes de Pompidou par exemple. Il y a des mises en abîme. Ce sont des sortes de dialogue avec l'image initiale que je rejoue dans la toile en faisant la toile. Une de mes peintures représente une photo de la toile que je suis en train de peindre. Il y a la photo initiale de la toile sur le mur. Dans le tableau, il y a plein de... Je n'aime pas trop ce mot, mais c'est une sorte de jeu. Je n'aime pas le mot jeu, je trouve qu'il sonne un peu étrange car ce ne sont pas vraiment des jeux, ce sont des indices, des petites aides à la compréhension, à la lecture du tableau et en même temps ça fait partie du travail. 

 

Est ce que c'est une nécessité d'être compris? Ou est-ce que finalement ça n'a pas d'importance ?  

 

Je crois que ce n'est pas important parce que quoi qu'il arrive, la Toile est faite comme ça, finalement. La finalité de la toile, c'est tout cet enchaînement de processus, de gestes spontanés, d'idées, de tout ce qui s'est passé pendant le faire de l'œuvre. La toile finale est un condensé de tout ça. Ce n'est pas une volonté de donner des indices pour être compris, mais c'est une volonté de créer ces motifs, de créer des sens et des non-sens ; une rupture avec l'image initiale pour qu'à la fin il se passe quelque chose. Je vous parle là d'une finalité qui n'est pas forcément une recherche de dialogue.

Pourtant, vous dialoguez vous même avec vos œuvres en y investissant une sensibilité toute subjective ! 

 

Je vais reprendre pour exemple la toile intitulée Magda. La ligne directrice de cette toile, c'est que j'ai fait une toile dans laquelle je me suis mis à peindre un peu comme un peintre romantique qui va chercher quelque chose d'une substance dans la figure. C'est peut être bateau, mais c'est une toile qui a été faite avec amour, parce qu'elle représentait un être cher, un être aimé. Finalement, je réalise avec le temps que la peinture, ça peut être aussi simple que ça.. Dans la toile, j’ai injecté de l'amour, je l’ai peinte comme une toile d'amoureux. Bien sûr je ne mets pas les mêmes émotions dans toutes les toiles, mais je m'attarde beaucoup plus sur le sujet en lui-même qu'avant.

 

J'imagine qu'à chaque fois, une nouvelle manière de peindre se découvre derrière vos émotions. Travaillez-vous l’image d’une autre manière en fonction de vos émotions ?

 

Exactement, je découvre qu'Il y a toujours une autre façon de peindre et en fait, ça fait du bien. C'est rafraîchissant à chaque nouvelle peinture, et ça, c'est fondamental pour moi.. Je ne peux pas faire sans arrêt la même chose, reprendre les mêmes motifs... Il faut que ça change souvent. Il faut que ça bouge, sinon j’ai l'impression de ne pas avancer. 

 

Êtes vous constamment en quête de nouveauté ? 

 

Disons que je n'aime pas me laisser avoir par la chose confortable. Avoir trouvé un truc agréable et le répéter ce n'est pas pour moi. Je dois constamment expérimenter. Au final, si je mets toutes mes images côte à côte, elles sont très différentes les unes des autres, dans les couleurs, dans leur ambiance, dans leur esthétique.

Georg, détail, ©Baptiste Caccia
Georg, détail, ©Baptiste Caccia

Cela ne doit pas être si aisé de partager l'intimité que vous livrez dans vos toiles ! 

 

Avant j’aurais dit que c’était difficile, mais j'ai peint une toile qui m'a fait beaucoup de bien. A partir d'elle, un sentiment de liberté s'est propagé, et je me suis dit que j'allais montrer des choses intimes de mon quotidien et qu'à travers ces choses j'allais essayer de tendre vers des sujets plus actuels... Parler de mes opinions, de ce que je ressens. 

 

En fait, vous détacher quelque peu de la recherche formelle pour voir ce que le sujet vous dicte ? 

 

Peut-être quelque chose comme ça... En tout cas, je vais commencer à parler de moi, parce que je ne l'ai pas vraiment fait, pour le moment ! J'ai bien sûr réalisé des toiles par le passé dans lesquelles il y a des bribes de moi, oui, des bribes d'intime et de choses qui se passaient dans mon quotidien. Je me dis qu'il faut peut être commencer par là, commencer par le commencement, mais après ? Élargir peut être, faire des séries. J'ai plein d'idées.

 

Est ce que c'est nécessaire, la simplicité ? 

 

J’en suis persuadé ! Et vraiment à tous points de vue. Que ce soit relationnel ou dans mon travail, je n'aime pas l'excès, je n'aime pas le trop plein, je n'aime pas le clinquant. Je trouve que la simplicité va tellement mieux aux gens. Ça fait du bien, ça révèle. Je pense à Philip Guston, ce peintre américain du milieu  XXᵉ siècle. Il disait qu'une toile s'est faite sans contrainte, sans combattre, ce n'était pas une toile réussie. Que c'était une toile où il ne se passait rien, car il n'y avait pas eu de confrontation, de duel entre lui et la Toile. Et bien en ce qui me concerne, je trouve ça complètement faux. 

 

Ce serait plus une histoire de dialogue avec la toile que de bataille ?

 

Oui, je pense plutôt. 

 

Comment dialoguez vous, justement, lorsque vous créez ? Comment êtes vous à l'atelier ? 

 

(rires) Je suis un peu bizarre pour ne rien vous cacher ! En fait, ça dépend des moments. Il y a des périodes où je travaille des semaines en solitaire ! Lorsque ça fait très longtemps que je n'ai vu personne, je commence à parler un peu tout seul. Je parle aux écrans de sérigraphie ! Après, j'écoute de la musique, fort, et je danse aussi !

 

Qu'écoutez vous ? 

 

J'ai adoré le dernier album de Rosalía ! (rires) 

Comment combiner tous ces résultats formels dans une même exposition ? 

 

On fait des accrochages, on voit ce qui se passe. Pour cette expo à la galerie Super Dakota, j'ai déjà quelques idées !  Je me pose, je crée du vide. Je veux mettre un peu de dynamisme tout en laissant respirer l'espace ! En vérité, cela fait longtemps que je n'ai pas montré mon travail. 

 

Aimez vous les vernissages ?

 

Oui j’aime bien les vernissages ! Je sais que la rencontre avec le spectateur est nécessaire. Mais pour être honnête, le peu de temps que j'ai,  j'aime le passer à l'atelier ! 

Dialogue conduit par Luci Garcia

L'exposition de Baptiste Caccia, T e imperfect cop, sera visible

à la galerie Super Dakota du 10 Novembre au 17 décembre 2022